
Ingénieur ASI, ESIEA · Criteo
Bailey Gangaram
Alternant ingénieur en architecture des systèmes d'information (SI), spécialisé en infrastructure réseau, cybersécurité et automatisation au sein d'un environnement international.
Ce qui me guide
L'expertise technique n'a de valeur que si elle sert quelque chose. Ce principe oriente toutes mes décisions d'ingénieur : concevoir une infrastructure, c'est d'abord comprendre qui va l'utiliser et ce que l'organisation ne peut pas se permettre de perdre.
Ce qui me guide tient en trois mots. La rigueur d'abord : une décision non documentée ou prise trop vite finit toujours par coûter cher, souvent à quelqu'un d'autre. La curiosité parce que la technologie évolue vite, et qu'on recule si on s'arrête d'apprendre. La responsabilité, enfin : un ingénieur qui ne se demande pas qui va vivre avec ses choix fait un travail incomplet.
Ces trois valeurs ne sont pas des principes abstraits. Sur le terrain, elles se traduisent concrètement : je ne ferme pas un incident sans KB mise à jour (le cas MPTCP sur la migration Wi-Fi mondiale, clos proprement avec un workaround transmis au support), je ne déploie pas une configuration sans rollback plan testé, je ne propose pas une solution sans avoir mesuré l'impact sur le reste du système. Sur un projet comme la bascule de l'authentification Wi-Fi sur 10 sites simultanément, ou l'intégration d'un switch Catalyst dans une infra Meraki full-cloud, ce réflexe, c'est juste la méthode.
Mon projet professionnel
Mon alternance chez Criteo m'a exposé à un terrain riche pour un apprenti ingénieur : une infrastructure réseau mondiale, des équipements de production critiques, des incidents à résoudre sous pression et des projets d'architecture à piloter en autonomie. Cet environnement a confirmé que je veux travailler dans des contextes où ce qu'on décide compte vraiment.
À court terme, mon objectif est de consolider mon expertise en architecture réseau et cybersécurité, en approfondissant ma maîtrise des environnements cloud hybrides (Azure, Entra ID, ARM templates) et des approches NetDevOps, API REST constructeurs (Meraki, Palo Alto), automatisation d'infrastructure, intégration IAM. À moyen terme, je souhaite évoluer vers un rôle d'architecte réseau ou de Technical Lead, capable de prendre en charge des projets d'infrastructure complexes dans leur globalité, de la conception à la mise en production.
Ce qui oriente ce projet professionnel, c'est un constat simple : les infrastructures réseau deviennent des systèmes hybrides où le réseau, le cloud, la sécurité et l'automatisation ne peuvent plus être traités séparément. Je veux être l'ingénieur capable de faire le lien entre ces couches, pas de n'en maîtriser qu'une seule.
Projet personnel
En parallèle du travail, j'apprends le japonais et le coréen en autodidacte depuis plusieurs années, une discipline qui demande de la régularité et une bonne gestion des priorités, qualités que je retrouve aussi dans mon métier. Je m'intéresse à la culture nipponne, à la parfumerie et à la F1 pour le côté technique et stratégique. Je pratique plusieurs sports de combat (judo ceinture noire, JJB) et de force athlétique en compétition. Ce que j'aime dans ces disciplines, c'est qu'il n'y a pas de raccourci : la progression est directement proportionnelle au travail fourni, une logique que j'essaie d'appliquer à tout ce que je fais.
Ce que mes collaborateurs retiennent
L'autonomie est probablement la qualité qui m'a le plus été reconnue en alternance. Prendre un sujet peu défini, le structurer et le livrer sans avoir besoin d'un accompagnement constant : c'est ce qu'on m'a confié dès la première année, et c'est ce qui a défini la suite.
J'apporte également une capacité à m'adapter vite aux changements technologiques, sans formation dédiée. Passer d'une authentification LDAPS Kemp à une intégration native Meraki + Entra ID sur 10 sites mondiaux, ou intégrer un Cisco Catalyst C9300-24S en CLI dans une infrastructure Meraki full-cloud : dans les deux cas, j'ai pris en main un paradigme nouveau et livré sans coupure. Et dans un contexte international où 80 % des échanges se font en anglais, j'ai développé une aisance à communiquer des sujets techniques complexes à des interlocuteurs de cultures et de niveaux très différents.
Ce qui revient souvent dans les retours informels, c'est ma façon d'anticiper les blocages avant qu'ils ne se transforment en incidents. Sur la migration de l'authentification Wi-Fi mondiale, j'avais rédigé et validé un rollback plan pour chaque étape avant de toucher la production. Sur le Lab réseau, j'avais formalisé un protocole de test avant même que l'équipe commence à l'utiliser. Sur l'extension de l'Innovation Hub, chaque phase de câblage était précédée d'une matrice de brassage validée avant d'intervenir sur les uplinks en production.
Ce qu'on retient aussi, c'est ma capacité à tenir le cap sur des projets longs et transverses. Le projet de centralisation du parc réseau dans ServiceNow CMDB s'est étalé sur environ un an, avec des réorganisations d'équipe à absorber et deux référentiels métier à aligner (réseau et ServiceNow). Coordonner ça en Agile en tant que Product Owner, sans perdre le fil ni la livraison, c'est un type de travail très différent du déploiement technique, et c'est aussi ce que j'ai appris à faire chez Criteo.
Vue synthétique des compétences
10 compétences réparties en deux domaines. L'échelle reflète le degré d'exposition et de pratique de chacune des compétences dans mes projets.
Techniques
Humaines
En dehors du réseau
La cybersécurité est à la fois mon métier et un centre d'intérêt personnel. Je suis la veille technique, les publications du CERT-FR, les évolutions des standards comme le NIST Cybersecurity Framework, et les tendances autour du Zero Trust. Comprendre comment les attaquants pensent me semble indispensable pour construire des défenses qui tiennent.
Le sport occupe une place importante : je pratique le judo (ceinture noire), le jiu-jitsu brésilien et la force athlétique. J'ai aussi pratiqué la boxe anglaise, la natation en compétition et le foot américain. Ce sont des disciplines qui demandent de la rigueur, de la régularité et une bonne capacité à encaisser l'échec. Des qualités qui se transfèrent bien dans le travail d'ingénieur.
La musique est une autre passion : je pratique le DJing et la production musicale, deux activités qui combinent créativité et précision technique. J'aime aussi la parfumerie, un domaine où la sensibilité sensorielle rejoint une vraie culture de la composition et du savoir-faire artisanal.
Je m'intéresse à la culture asiatique depuis plusieurs années : la culture nipponne en particulier, et j'apprends le japonais et le coréen en autodidacte. Plus largement, la question de ce que la technologie fait aux organisations et aux individus, comment elle transforme les façons de travailler, de décider, de collaborer, est ce qui me retient dans le domaine de l'architecture des systèmes d'information, au-delà des aspects purement techniques.